segunda-feira, 19 de novembro de 2007

Communauté Saint Jean ( Les Petits gris) SATANIC SECT, CHILD SEX ABUSE, FANATISM AND DOCTRINE TIRANY, MIND TORTURE OF YOUTH, SEXUAL ABUSE IN GENERAL.

Communauté Saint Jean ( Les Petits gris) SATANIC SECT, CHILD SEX ABUSE, FANATISM AND DOCTRINE TIRANY, MIND TORTURE OF YOUTH, SEXUAL ABUSE IN GENERAL.


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Communauté Saint Jean
Les Petits Gris
(Source : Communiqué de l'AVREF - Bulles n°81 1er trimestre 2004)
Mis en ligne le 26 mai 2004---------------------------
L'AVREF est une association de parents et d'amis de religieux et de religieuses, déjà mentionnée dans Bulles n°74, p.7 ; elle se penche spécifiquement sur les problèmes de dérives sectaires à l’intérieur de communautés ou de groupes religieux catholiques et s’efforce de venir en aide aux familles qui s’adressent à elle ; l'AVREF remercie l’UNADFI qui lui permet de s'adresser aux lecteurs de BULLES.
Les médias se sont fait l’écho, à plusieurs reprises, de déviances de type sectaire existant au sein de diverses communautés religieuses catholiques. Notre article sera centré plus spécialement sur la « Famille St-Jean » qui comprend une branche masculine et trois branches féminines : les apostoliques, les contemplatives, et la branche annexe des adeptes de Tünde Szentes (Mère Myriam), dites Sœurs mariales d’Israël et de St-Jean. Comment fonctionne le pouvoir au sein de ce groupe religieux ?
S'il existe dans chacune des branches au moins quelques règles écrites de fonctionnement plus ou moins bien adaptées, elles ne sont guère appliquées et le pouvoir réel est détenu par quelques initiés ayant fait totale allégeance à la personne du fondateur, le père Marie-Dominique Philippe. Ce pouvoir s’exerce au nom de l’Eglise et de Dieu lui-même. De nombreuses règles imposées par l’Eglise pour limiter le pouvoir des responsables ne sont pas respectées ; ainsi le rôle du maître des novices est souvent attribué au prieur d'un couvent, ce qui est en contradiction avec le Droit Canon ; la limitation de la durée des mandats des responsables des branches, imposée par l'Eglise, est rarement respectée surtout s'il s'agit du « Fondateur » ; celui-ci, à la fois « Maître » et « Père », est présenté comme le détenteur du Savoir et de la Vérité. Le pouvoir des responsables est contraignant, il s’exerce au nom de la « sainte obéissance », au détriment de l’intime liberté personnelle (for interne). Une réelle pression (qui va dans certains cas jusqu’à la violence) est exercée par les « pères-maîtres » qui sont chargés de guider les nouveaux arrivés. Les jeunes n’ont pas seulement intégré la communauté, ils sont réellement « possédés » par elle. On assiste à un véritable clonage des esprits. Ainsi formatés, les jeunes sont ensuite mis à contribution pour recruter au profit de la communauté.
Comment circule le savoir ?
Le détenteur du savoir a été le fondateur des frères de Saint-Jean maintenu très longtemps à la fonction de prieur général (jusqu’à l’année dernière, année de l’élection d'un nouveau prieur). Le message du fondateur est véhiculé en circuit fermé par un petit nombre de clercs. Aucune place n’est laissée pour une parole libre, toute forme de pensée étrangère est suspecte, le « Maître » a la connaissance et se place au-dessus de toute autorité. Cela a scandalisé de nombreux enseignants de la communauté : certains ont démissionné, d’autres n’ont pas accepté de reconnaître publiquement la prééminence du fondateur en matière d’enseignement et se sont vus prier de cesser immédiatement leurs cours.
Une vision manichéenne du monde diabolise tout ce qui s’éloigne un tant soit peu de la doctrine du fondateur et tous les adeptes sont littéralement inféodés à la pensée du maître jusque dans ses positions les plus extrêmes : ainsi le fondateur enseignait que la fin du monde se produirait à la charnière des années 2000 et 2001 et que la communauté St-Jean était créée pour les derniers temps de l’Eglise.
Comment est vécue cette « religion » ?
Une sollicitation constante de la générosité ajoutée au dépaysement lié à l’entrée dans la vie religieuse, amène rapidement les novices à un épuisement physique et neuropsychique qui fait disparaître leur sens critique et leurs systèmes de référence : ils perdent la faculté d’analyser le contenu idéologique qui leur est inculqué. Ainsi beaucoup d’adeptes s’attendaient, suivant l’enseignement du Fondateur, à voir la fin des temps arriver à la fin de l'année 2000.
Aucun contrôle en matière d’études n’a été réellement exercé dans la congrégation, pendant des années, par l’autorité ecclésiale. Un évêque, dans un document interne à l'Eglise, a souligné l’insuffisance de la formation des frères. Les erreurs de doctrine sont apparues clairement lors du départ récent, pour objection de conscience, de toute une partie du corps enseignant s'étant aperçu de ces déviances.
Dans la maison de formation, novices et profès vivent très nombreux dans un même lieu ; ils constituent un ensemble indifférencié de niveaux divers. Il en résulte pour beaucoup une sorte de confusion aggravée par les charges de travail. L’absence de temps pour soi, l’absence de liberté intérieure déstabilisent gravement les intelligences. La personne, valorisée lors de son recrutement, est ensuite fragilisée par une culpabilisation inhérente au système. La barre étant fixée très haut, la personne se sent dépréciée et finit par se couper de ses racines familiales, spirituelles et même culturelles : un vide total va se créer en elle, rapidement comblé par la doctrine « idéale » et « le maître » devient « le sauveur ». La destruction de la personne pourra être totale avec tous les signes d’une maladie psychique.
Certains frères, ainsi conditionnés, en viennent à adopter des comportements aberrants qui peuvent occasionner toutes sortes de dérèglements. S’ensuivent dans certains cas, abus sexuels, viols, de très nombreux dévoiements homosexuels. De multiples dépressions et admissions en hôpitaux psychiatriques ont été signalées ; ainsi sur les dix jeunes femmes hongroises entrées chez les Sœurs Mariales au cours de l'été 1998, cinq ont été traitées pour troubles psychiques dans les années qui ont suivi leur entrée. Pour expliquer ces maladies, certains responsables n’hésitent pas à prétendre que ces jeunes étaient déjà fragiles avant d’entrer dans la communauté.
Les responsables testent la résistance des jeunes en les soumettant au froid, au jeûne et au manque de sommeil ; ils voient ainsi jusqu’où va leur soumission, sans tenir compte des graves dangers qu'ils leur font courir. Les jeunes se referment sur eux-mêmes. Plusieurs cas de morts suspectes de jeunes, dues probablement à l’épuisement ou à un suicide, se sont produits. Ainsi une sœur contemplative mal soignée d’une dépression, s’est jetée d’un velux fin janvier 2003. Tous ces dérèglements aux conséquences très graves sont dus à l’enfermement psychologique des personnes. Certaines destructions psychologiques sont irréver-sibles, les responsables ne se rendent pas toujours compte de la gravité de l’état de certains religieux et, dans de nombreux cas, ce sont les familles ou les amis qui s’en aperçoivent à l’occasion d’une visite dans la communauté. Lorsque les responsables s’en rendent compte et envoient les religieux dans une maison de santé, ils ne préviennent pas toujours les familles ; ainsi des parents, ayant appris que leur fille religieuse avait une nouvelle adresse, se sont eux-mêmes rendu compte que l’adresse était celle d’une maison de soins psychiatriques.
Comment est assurée l'assistance médicale des religieux ?
L’assistance médicale est tout à fait inadaptée, notamment parce que d’une part, les jeunes, privés de leur faculté de juger ont perdu la conscience de ce qui est bien et mal pour eux-mêmes et ne reconnaissent pas qu’ils sont malades, et d'autre part, parce que les responsables les accompagnent dans ce déni. Quand cette assistance existe, elle peut faire appel soit à une médecine officielle, soit à une médecine parallèle.
quand il s’agit d’une pratique médicale officielle, le même médecin soigne tout le prieuré, parce que c’est un ami de la communauté - et il y a ainsi tout un réseau. Ainsi celui qui est malade souvent ne le dit pas, car il n’ose pas se confier à celui qui soigne aussi les supérieurs ; il ne peut pas non plus aller voir un médecin de son choix car il doit passer par le (la) prieur(e) et tout se sait. De nombreux docteurs sont parents de religieux et agissent de bonne foi, mais certains manquent à la déontologie. Des psychothérapeutes ou pseudo-psychologues sont recommandés par la communauté et commettent de graves fautes. quand il s’agit de médecine parallèle, c’est le recours à des guérisseurs, magnétiseurs et radiesthésistes qui perpétuent par la superstition et l’occultisme l’état de sujétion obtenu par les techniques d’endoctrinement. Ceci, au grand dam de certains Africains, très étonnés d’être confrontés en ces lieux à des pratiques bannies dans leurs familles depuis longtemps. Certains frères de Saint-Jean ont même poussé des malades atteints de cancer à avoir recours à la méthode Hamer 2 . quand l'assistance médicale est inexistante : telle postulante a eu un grave abcès à la mâchoire qui n’a pas été soigné. Arrivée en catastrophe à l’hôpital, elle s’est fait réprimander par le médecin d’être venue si tard et de courir le danger d’une septicémie. L’AVREF connaît les cas de deux religieuses assez jeunes qui sont mortes de cancers généralisés ; ont-elles été soignées à temps ? Quand ça va mal, il est usuel de dire que c’est une tentation du diable et on va jusqu’à l’exorcisme pour endiguer la maladie.
Le malaise psychique des jeunes, pour les raisons déjà évoquées, se traduit par des symptômes physiques qui ne sont pas pris en compte. Ce déni de la réalité amène les jeunes à une incompréhension totale des inquiétudes de leurs parents qu’ils vont alors jusqu’à accuser des pires maux.
Les frères de St Jean ont été démis de leurs fonctions d’aumôniers à Passy-Buzenval de Rueil-Malmaison (92), au collège Stanislas à Paris, et au collège Champittet à Lausanne. Ils ont été interdits de catéchèse sur le diocèse de Paris. Un projet de prieuré à Lausanne a été annulé, l’évêque du lieu déclarant que le fondateur de St-Jean « vampirise les âmes».
L'évêque responsable de St-Jean a blâmé les frères dans sa monition de Juin 2000. À la demande du Vatican, des assistants religieux, extérieurs à la congrégation, ont été nommés pour contrôler le fonctionnement des communautés, deux chez les frères, un pour les sœurs contemplatives mais aucun chez les sœurs apostoliques alors qu’on y constate les mêmes symptômes.
Chez les frères de St-Jean, comme chez les sœurs apostoliques, il y a eu de nombreux départs (notamment, celui de la maîtresse des études des sœurs), toujours pour objection de conscience.
La situation est alarmante aussi chez les Sœurs mariales d’Israël et de St-Jean, déjà citées dans un article de Bulle 3. Leur statut ecclésial n’est pas clair : elles ont été admises dans la « Famille St-Jean » suite à la décision d’un chapitre général de la congrégation, mais l'évêque déjà cité, qui les a depuis longtemps expulsées de son diocèse, a demandé (sans l’obtenir !) la suppression de leur nom sur le bulletin de liaison de St-Jean. Elles sont, par contre, accueillies dans le diocèse de Lyon comme « association privée de fidèles du Christ ».
Pour conclure, toutes les branches de St-Jean ont en commun :
la destruction de la personnalité de beaucoup de religieux suite à la perte de leur intégrité psychique et de leur liberté individuelle de penser et d'agir. la destruction des familles, ayant un ou plusieurs proches à St-Jean, qui peuvent devenir victimes : des couples se déchirent, des frères et sœurs perdent leurs repères et souvent la foi. L'UNADFI et l’Association Vie Religieuse et Familles jouent chacune leur rôle pour lutter contre ces destructions, la première par sa connaissance générale des méthodes sectaires, la seconde par l'expérience qu’elle a des conséquences dramatiques des déviances dans l’Eglise sur les individus et sur les familles.
À l’heure actuelle, l’Eglise catholique ne semble pas avoir encore pris les justes mesures pour remédier à cette situation.
1 Association Vie Religieuse et Familles - 33 rue du Pavé des Gardes - 92370 Chaville - tel : 01.41.15.03.98 e-mail : avref@hotmail.com
2 Voir Bulles n° 80, p.35
3 Voir Bulles n° 80, p 28

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France :Communauté Saint Jean - Les Petits gris
Les Petits gris dans le rouge
Témoignage Chrétien, 2 mai 2004 par Bernadette Sauvaget
[Texte intégral]
CATHOLIQUES. La pression monte contre la congrégation Saint-Jean. Elle va devoir faire le ménage au printemps.Rendez-vous est pris pour avril. Secouée par une crise grave, la congrégation Saint-Jean, confrontée à des affaires de mœurs et des mises en cause pour dérives sectaires, tiendra alors son chapitre général (assemblée délibératrice). Les frères de Saint-Jean, appelés couramment Petits gris, vont-ils se réformer d'eux-mêmes ? Rome devra-t-il prendre de nouvelles mesures ?
Fin octobre 2003, quelques jours avant l'assemblée des évêques à Lourdes, les dirigeants des Petits gris ont dû s'expliquer longuement devant le dominicain Hubert Niclasse, l'un des deux assistants religieux nommés en janvier 2003 pour superviser la congrégation. Au terme d'une enquête de plusieurs mois, ce dernier a pointé un certain nombre de dysfonctionnements : manque de discernement à l'entrée, erreurs dans la formation et dans le gouvernement, problèmes posés par la relation très affective au fondateur (Marie-Dominique Philippe), vision apocalyptique... Si les décisions ne sont pas encore prises, les appuis des Petits gris commencent quand même à se raréfier. Lors de la réunion des évêques à Lourdes, en novembre, Raymond Séguy, l'évêque d'Autun dont Saint-Jean dépend hiérarchiquement, ne cachait plus sa défiance à leur égard et affichait même sa lassitude. " Ce dossier occupe la moitié de mon temps ", avouait-il, en privé, à quelques journalistes. L'évêque d'Autun a aussi profité de l'occasion pour informer ses collègues de la gravité du dossier Petits gris, distribuant, de son propre chef, des copies d'articles de journaux (ci-contre, la Une de notre numéro 3077(1)). D'ici à avril et même après, les Petits gris peuvent, malgré tout, encore gagner du temps. L'entourage de Jean Paul II s'inquiète certes de la situation. Mais il règne actuellement une vraie inertie au Vatican, à la Congrégation pour la vie consacrée (en charge des religieux, dirigée par le cardinal Éduardo Martinez Somalo, qui traite la question des Petits gris). À l'automne dernier, on parlait de l'arrivée possible d'un prélat français à la tête de cette congrégation, le cardinal Somalo ayant atteint la limite d'âge (75 ans) pour occuper de telles fonctions.
Quoi qu'il en soit, l'affaire de Saint-Jean préoccupe de plus en plus l'opinion publique catholique. Depuis le début de janvier, un libelle anonyme circule sur internet. Puisant manifestement ses informations aux meilleures sources, il se présente comme une " mise en garde " à l'égard de la communauté Saint-Jean. " Nous sommes catholiques romains. Compte tenu des menaces que nous avons reçues [...], nous ne voulons pas dévoiler ici notre identité ", y lit-on. Le texte est parvenu dans les aumôneries scolaires, a été largement diffusé auprès des journaux. Il révèle des affaires de mœurs qui n'avaient pas jusqu'alors été évoquées publiquement et donne des détails sur d'autres dossiers. De son côté, l'Avref (Association vie religieuse et famille) a écrit, l'automne dernier, à l'ensemble des évêques français pour leur faire part de son inquiétude. Elle demande notamment la suspension des recrutements chez les Petits gris. L'association a également pris contact avec les évêques étrangers qui ont une communauté Saint-Jean dans leur diocèse. " À la suite de notre courrier, nous avons reçu des demandes d'informations de Belgique, du Mexique, du Cameroun ", précise Jacques Héliot, son président. Enfin, une autre question commence sérieusement à agiter les esprits. Qui héritera, à Autun, de l'épineux dossier des Petits gris ? Raymond Séguy fêtera ses 75 ans le 8 décembre prochain, l'âge d'une retraite possible. Vus ses démêlés avec Saint-Jean, il y a fort à parier qu'il ne souhaite pas s'éterniser. Gageons aussi que son successeur ne sera pas aisé à trouver !
Sœurs encombrantesSur son bureau, Hervé Giraud, l'un de deux évêques auxiliaires de Lyon, a un épais dossier (33 centimètres !), celui des sœurs mariales. Accusée de graves dérives sectaires, cette communauté religieuse a été fondée, il y a une vingtaine d'années, dans l'orbite des Petits gris, par l'inquiétante Tünde Szentes, alias mère Myriam, l'une des égéries du père Marie-Dominique Philippe. Hervé Giraud a été chargé par son patron, le cardinal Philippe Barbarin, de remettre à plat le dossier d'une dizaine de communautés nouvelles dépendant du diocèse de Lyon. Un vrai baptême du feu pour cet homme affable et ouvert.

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Communauté Saint Jean - Les Petits Gris
La justice confie à la médecine le parricide de la Vieille-Ville
(Source : Tribune de Genève - 8 juin 2004 par Jean-Noël Cuénod)
Mis en ligne le 10 juin 2004---------------------------
Pour sa mère, une communauté religieuse porte une lourde responsabilité morale dans ce drame. Ses responsables contestent toute dérive sectaire.
La sévère inquiétude d’un évêque français.
La justice pénale ne jugera pas l’affaire du parricide de la Vieille-Ville. La Chambre d’accusation a récemment prononcé le non-lieu dans ce douloureux dossier. Elle ordonne également l’internement "en milieu approprié" de cet étudiant en médecine qui avait tué son père, un avocat genevois, le 23 juillet 2003 au domicile de ce dernier en Vieille-Ville. Sans surprise, les juges ont donc suivi les conclusions de l’expert psychiatre. Il avait conclu qu’au moment de tuer son père, le jeune homme ne pouvait pas apprécier le caractère illicite de son acte (irresponsabilité pénale) et qu’il fallait l’interner dans un établissement psychiatrique.
Le sort du jeune homme se trouve désormais placé dans les mains des psychiatres. Pour le moment, il restera en milieu fermé. Son éventuelle libération dépendra de son état de santé mentale. "Je ne reconnais pas mon fils tel qu’il est décrit dans l’expertise psychiatrique. Elle fait, surtout, l’impasse sur la responsabilité de la Communauté religieuse de Saint-Jean dans la genèse des troubles qui ont affligé mon enfant", nous a déclaré sa mère qui tient à faire part de son expérience "afin que la souffrance que ma famille endure soit épargnée à d’autres".
Formée de moines, la Communauté de Saint-Jean revendique sa place dans le giron de l’Eglise catholique romaine. Fondée en 1975 dans l’environnement de l’Université de Fribourg par le père dominicain Marie-Dominique Philippe, elle connaît un réel succès auprès des jeunes et comprend quelque 550 membres.
"Il n’avait que 18 ans..."
La famille du jeune homme frappée par le drame de la Vieille-Ville a élevé ses enfants dans la foi catholique et le respect de cette Eglise. "Mais lorsque mon mari et moi avons appris en novembre 1994 que notre fils qui n’était alors âgé que de 18ans voulait entrer dans les ordres en commençant son noviciat à la Communauté de Saint-Jean au couvent de Saint-Jodard (ndlr: dans le département français de la Loire), nous nous sommes montrés réticents. Le père fondateur de cette congrégation avait alors insisté auprès de mon mari afin que notre fils entre tout de même dans cette communauté en soulignant que lui-même avait commencé sa vie monastique à 18 ans."
Le jeune homme suit les différentes étapes de son noviciat. Un an et demi après alors qu’il prononce ses vœux provisoires (profession simple) , son comportement présente des troubles évidents. L’année suivante, le 13 décembre 1996, il est rendu à sa famille à Genève au bout de sa résistance physique et psychique: "Il était très confus, son écriture avait changé radicalement. Il était d’une maigreur effrayante et ne pesait plus qu’une quarantaine de kilos malgré sa grande taille. Après, il s’en est suivi un long et douloureux calvaire marqué par des phases d’amélioration au cours desquelles il a pu brillamment commencer des études de médecine. Mais il est tout de même resté englué dans l’esprit de cette congrégation avec laquelle il avait renoué à Genève."
"Vampirisé"
La mère poursuit: "En épuisant mon fils en travaux subalternes, en veilles, en carences alimentaires, en lui bourrant le crâne avec une idéologie apocalyptique où le sacrifice, le don de sa vie sont glorifiés, cette Communauté l’a complètement déstabilisé. Il n’est que trop facile de manipuler mentalement un jeune de 18ans en exploitant cette spontanéité du don de soi qui est la marque de la jeunesse. Cette Communauté a vampirisé l’esprit de mon fils comme elle l’a fait avec tant d’autres. J’ai appris, en effet, que notre famille n’était par la seule loin de là à avoir connu cette triste expérience. Nous avons alors appris que de nombreux jeunes ont été conduits à arrêter leurs études. Nous nous sommes regroupés au sein de l’AVREF Association vie religieuse et famille afin d’alerter les autorités ecclésiastiques sur les dérives sectaires de cette communauté."
"Nous n’avons rien de sectaire!"
Le Père Benoît-Emmanuel - prieur de la Communauté de Saint-Jean à Genève et curé de la paroisse Saint-François-de-Sales (Plainpalais) (photo) - rejette toute responsabilité de sa congrégation dans ce contexte. Jeune encore, le verbe précis et abondant, la robe monacale grise abritant un corps d’athlète, ce religieux plaide sa cause en présence de deux avocats, Mes Robert Assaël et Alain Macaluso:
"Je suis à l’écoute de la douleur de cette mère. Mais je dois aussi réfuter ses accusations. Le jeune homme dont il est question, je le connais. Il a suivi les scouts d’Europe auprès de notre paroisse et c’est de lui-même qu’il a décidé d’entrer dans notre communauté. Personne ne l’a obligé d’abandonner ses études.
"Avant de prononcer les vœux définitifs (ndlr: profession perpétuelle), - le candidat doit franchir plusieurs étapes pendant au moins six ans. Ce garçon a donc commencé à suivre l’habituel cursus. Lorsqu’il a présenté des troubles de comportement, le prieur qui le suivait l’a conduit à deux reprises chez un psychiatre. C’est ce médecin qui a demandé à ce qu’il retourne auprès de ses parents. Ce que notre communauté a observé." Les avocats, Mes Assaël et Macaluso, ajoutent:
"En 2002 seulement, le jeune homme en question a cherché à reprendre contact avec la Communauté. Pour continuer cette démarche, celle-ci a demandé l’accord de son médecin, celui de l’évêque et qu’il termine ses études. Mais ses demandes sont restées sans suite."
Le prieur souligne avec force: "Il n’y a rien de sectaire dans notre démarche, ni dans notre vie religieuse. L’état monastique implique un sacrifice mais qui est librement consenti. A la Communauté de Saint-Jean, les portes sont ouvertes dans les deux sens. On peut y entrer. On peut la quitter. Personne ne vous y retient."
La mère du garçon confirme toutes ses accusations contre la Communauté: "Lorsque mon fils a commencé son noviciat, il était en parfaite santé et venait de décrocher sa matu classique avec mention "très bien". Après deux ans de présence dans cette communauté, nous l’avons récupéré dans un état de complet délabrement psychique et physique".
L’avis de Mgr Farine: "Je n’ai pas de vision globale"
Quel est l’avis des autorités catholiques genevoises sur cette Communauté? Voici ce que nous a répondu Mgr Pierre Farine: " Je n’ai pas de vision globale sur ce qu’elle est, sur ses activités. Je sais qu’elle est pleinement d’Eglise, imparfaite certes car comme le dit saint François de Sales: Où il y a des hommes, il y a de l’hommerie. A-t-elle plus de problèmes que d’autres communautés? "Franchement, je n’en sais rien. Je connais les membres de la congrégation à Genève. Ils remplissent leur vocation dans le canton à la plus grande satisfaction de notre Eglise."J.-N.C.
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Une communauté religieuse sous surveillance
La Communauté de Saint-Jean a souvent attiré le regard des médias. Certains, proches de l’Eglise, se disent impressionnés par le charisme qui en émane et le dynamisme de cette jeune congrégation. D’autres se montrent très critiques, voire franchement hostiles, comme le quotidien français Le Monde.
Les autorités ecclésiastiques la surveillent de près et, parfois, lui adressent des remontrances dont certaines ont de quoi inquiéter. Ainsi, le 28 juin 2000, Mgr Raymond Séguy - évêque du diocèse d’Autun, Chalon et Mâcon dont dépend Saint-Jean - a adressé à cette communauté une "monition canonique et pastorale". S’agirait-il d’un simple blâme? Le canon 1339 du code qui régit l’Eglise catholique donne cette définition: "A la personne qui se met dans l’occasion proche de commettre un délit ou sur laquelle, après une enquête sérieuse, pèse un grave soupçon d’avoir commis un délit, l’ordinaire (ndlr: l’évêque compétent) peut faire une monition par lui-même ou par autrui." La monition ressemble donc plus à un sérieux coup de crosse qu’à une anodine admonestation.
Dans ce texte "préventivement punitif", l’évêque évoque les aspects positifs de la Communauté de Saint-Jean. Mais il lui lance aussi de sévères avertissements comme celui-ci:
Pouvez-vous, dans votre gouvernement, éviter que des frères soient poussés jusqu’au bout de leurs forces humaines par des conditions de vie religieuse irréaliste? (...) Je me permets de mettre très sérieusement en garde contre toute forme de pression ou de contrainte affective ou "spirituelle" qui pourrait vous être reproché.
L’évêque d’Autun ordinaire de la congrégation a décidé en octobre 2002 de désigner deux assistants religieux afin de surveiller la Communauté Saint-Jean et veiller à ce qu’elle se développe selon les critères de l’Eglise.
"C’est vrai que nous connaissons des problèmes de croissance, explique le Père Benoît-Emmanuel. Mais nous rectifions nos défauts grâce à l’aide de l’assistance religieuse avec laquelle nous avons noué d’excellentes relations."
Tout de même, on ne peut manquer d’être troublé par ce fait: les critiques formulées par l’évêque d’Autun, Chalon et Mâcon correspondent à de nombreux thèmes abordés par les familles qui s’affirment victimes de cette communauté.

http://www.zetetique.info/archives/00000054.html

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25/01/2007: "Mathieu Cossu (prevensectes.com) décoré de la légion d'honneur"
Mathieu Cossu, le webmaster de « prevensectes.com, a été fait Chevalier de la Légion d'Honneur le 19 janvier 2007 au siège de l'UNADFI, à Paris. Jean-Michel Roulet, président en fonction de la MIVILUDES a ainsi décoré l'animateur du site web le plus complet de la toile pour tout ce qui concerne la lutte anti-sectes en France. Prévensectes, crée en 1996 par Mickaël Tussier et maintenu par Mathieu Cossu depuis 1998 est une mine d'information. Des centaines d'articles de presse, de rapports, de dossiers complets et de témoignages sur les sectes font de ce site la référence incontournable de tous ceux qui travaillent sur ces sujets. Il n'est pas rare que des organismes tels que la MIVILUDES ou l'UNADFI (pour ne citer que les plus connus) fassent appel/référence au travail (bénévole) de Mathieu. Il nous est arrivé de mettre Mathieu à contribution dans le cadre d'enquêtes zététiques sur des groupes ou pratiques où la question de la dérive sectaire se posait. Nous connaissions son extraordinaire capacité de travail, nous avons pu apprécier sa légendaire gentillesse. L'aide qu'il a apportée aux victimes de sectes, le sérieux de son travail, l'infatigable dévouement à ce combat, tout cela justifie amplement la remise de cette décoration. Bravo Mathieu !-- Nicolas Vivant.

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